Comment Méditer

Les prétextes qui vous empêchent de méditer !

« Moi aussi j’aimerai biens méditer, mais… »

C’est une expression que j’entends souvent. Si vous étiez comme les médias vous le vendent, vous méditeriez chaque jour comme vous l’avez si souvent entendu. Peut-être auriez-vous mêmes aménagé votre petit coin Zen.

Mais voilà, la vie ne se passe pas toujours comme nous le voudrions. Vous avez sans doute essayé, cela n’a duré que quelques jours, voire quelques semaines. Maintenant, il semble que votre élan pour la pratique n’ait pas duré. Aujourd’hui, vous pensez peut-être à abandonner.

C’est dans ces moments qu’il est important de ne pas lâcher.

L’arrêt et le découragement sont une partie naturelle de la voie méditative. Tout méditant vous confirmera que la méditation suit les règles anciennes de la persévérance : échouer, échouer de nouveau, échouer encore.

Le secret, c’est qu’il n’y a pas d’échecs mais qu’à chaque fois, vous apprenez sur vous-même !

Notre esprit, habituellement agité et sollicité de toutes parts, vous proposera une excuse « rationnelle » pour vous convaincre de faire autre chose. Autre chose de plus important, comme : rester au lit, faire la lessive, se vider la tête devant la télé ou l’ordinateur. Tout cela pour éviter la contrainte de votre séance quotidienne. C’est tout à fait normal, car pour l’instant, cette habitude n’est pas ancrée dans votre routine quotidienne. Une fois la pratique régulière instaurée, la contrainte change de camp et c’est lorsque vous ne pratiquerez pas votre séance que cela sera une gêne pour vous !

Voilà pourquoi je partage avec vous mes conseils, pour ces contrecarrer ces prétextes qui vous empêchent de méditer chaque jour.

Je n’ai pas le temps

Cette excuse est de loin la plus répandue, et certainement de loin !

Moi non plus, je n’ai pas toujours été régulier dans ma pratique. C’est vrai que notre emploi du temps est souvent plus que rempli. Nous avons notre travail, notre famille, nos passions…

La première question à se poser est : ai-je vraiment envie de faire cette pratique ?

  • Je vous propose :

Une fois la question posée, si c’est non, alors vous pouvez arrêter de lire cet article !

Si c’est oui, alors je vous conseille de prendre la décision et l’engagement de faire de votre mieux pour méditer chaque jour. Prenez une feuille et inscrivez cette promesse en gros, puis affichez-la dans un endroit où vous passez régulièrement dans votre maison, afin de la voir quotidiennement. Vous pouvez aussi l’écrire chaque jour pour commencer votre journée.

Ensuite, je vous conseille de pratiquer tôt le matin ou/et juste avant le coucher, ce qui présente certains avantages :

  • Vous pouvez vous réveiller 5 min plus tôt, pendant que votre esprit est calme, et ainsi l’aligner avec les conditions de votre journée pour plus de concentrations et de clarté.
  • Ou prendre quelques minutes avant d’aller au lit pour faire le point sur votre journée.

Les autres ne vont pas vous déranger, puisque vous pratiquez avant même qu’ils se réveillent, ou une fois qu’ils sont couchés. Vous vous autorisez un moment pour vous.

Cela permet de mettre la priorité sur votre méditation et sur votre bien-être.

Je suis trop fatigué

En y regardant de plus près, être trop fatigué pour méditer signifie que vous êtes incapable de vous assoir sur une chaise ou un coussin et de ne pas bouger. C’est un peu contradictoire me direz-vous ! Mais je vous comprends…

Sauf si vous êtes dans le coma ou agonisant sur votre lit de mort, vous pouvez méditer, vous pouvez arrêter ce que vous faites et regardez votre esprit pendant 5 minutes !

  • Je vous propose :

Avant de passer à autre chose, vérifiez la validité de votre affirmation : si vous vous sentez prêt à vous effondrer sur votre lit tout de suite, alors n’attendez pas et prenez un repos bien mérité. Mais si vous prévoyez de faire autre chose, comme précédemment cité, alors vous pouvez tout à fait réaliser 5 minutes de méditation, ou plus.

Au pire, vous aurez préparé votre sommeil pour une nuit de repos, si vous le faites avant d’aller vous coucher.

Je ne sais pas ne penser à rien

Je ne suis pas sûr que quelqu’un le sache vraiment, puisque notre cerveau est fait pour cela !

Le but de la méditation n’étant pas de ne pas penser, mais bien d’observer ses pensées sans s’y attacher.

  • Je vous propose 

Vous pouvez commencer par des méditations guidées et si vous avez des questions, vous pouvez demander à un méditant plus expérimenté (si vous êtes en groupe), ou bien vous trouverez des réponses sur internet.

Ne laissez pas le sentiment que vous n’êtes pas assez bon ou pas prêt pour méditer, vous envahir. Vous faites de votre mieux et soyez sûr que vous êtes assez bon pour progresser, c’est finalement tout ce qui compte.

Je suis trop énervé

La colère est une émotion qui est souvent présente quotidiennement dans nos vies. C’est plutôt désagréable, pourtant, c’est aussi une chance.

  • Je vous propose 

Lorsque vous êtes pris dans votre colère, je vous propose de vous mettre à l’écart et de vous asseoir pendant 5 minutes. Vous allez observer comment vous vous sentez, prendre ce temps pour ressentir vos sensations corporelles. Vous verrez votre colère diminuer et vous pourrez prendre plus de recul sur cet événement.

Petit à petit, vous apprendrez à développer votre capacité de relaxation et de détente intérieure.

C’est vrai que méditer demande un peu de temps et de l’énergie, mais puisque les effets se font sentir rapidement (même quand vous dormez !), pourquoi ne pas continuer ?

Sachez qu’il existe de nombreuses formes de méditations (laïques ou religieuses), vous avez le choix et vous pouvez expérimenter celles qui vous inspirent grâce aux groupes de méditations autour de chez vous, ou bien sur internet.

Je vous dis, bonne méditation et prenez soin de vous.

Olivier Le Libérateur d’émotions

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